La réconciliation nécessite vérité, transparence, responsabilité et action soutenue. le Conseil National de Réconciliation a été créé pour suivre les progrès, rendre compte des résultats et soutenir la responsabilité à tous les niveaux de gouvernement, dans tous les secteurs et pour tous les peuples du Canada.
Bien que le Conseil ait un rôle de suivi et de rapport national, la réconciliation se vit au quotidien là où les gens accèdent aux services, tissent des liens et se sentent appartenir. Le rôle du Conseil est de relier ces réalités quotidiennes à la responsabilité nationale en surveillant, en évaluant et en publiant des rapports publics sur les progrès à travers le pays.
Le chemin vers le Conseil National de Réconciliation a découlé du travail de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVR). De 2008 à 2015, la Commission a documenté l’histoire et l’héritage continu des pensionnats en écoutant les survivants, les familles et les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis partout au pays.
En 2015, la CVR a publié 94 appels à l’action, précisant que la réconciliation doit être soutenue par une responsabilité publique continue, et non par des engagements ponctuels. Les appels à l’action 53 à 56 demandaient la création d’un Conseil National pour la Réconciliation indépendant, permanent et dirigé par des Autochtones. Son rôle est d’assurer cette responsabilité en surveillant, en évaluant et en rendant compte publiquement des progrès vers la réconciliation dans les gouvernements et les secteurs de la société, de manière indépendante du gouvernement.
La Commission de vérité et réconciliation du Canada a préparé le terrain pour un organisme indépendant et permanent chargé de suivre les progrès en matière de réconciliation au Canada. De 2008 à 2015, ses travaux et les 94 appels à l'action ont clairement montré que la réconciliation nécessiterait une responsabilité publique continue, et non des mesures ponctuelles. En décembre 2017, le gouvernement du Canada a nommé un conseil intérimaire dirigé par des membres des Premières Nations, des Inuits et des Métis pour commencer à concevoir ce Conseil, marquant ainsi la première étape vers la mise en œuvre de l'appel à l'action 53.
En juin 2018, le conseil intérimaire a présenté son rapport final, basé sur la recherche, les consultations et les échanges avec des personnes et des organisations Autochtones et non Autochtones. Le rapport proposait une vision typiquement canadienne pour un Conseil national de la réconciliation, fondée sur l'indépendance, la permanence et la transparence publique.
Un comité de transition dirigé par des Autochtones a été créé en 2021 pour poursuivre le travail du conseil intérimaire et soutenir l’élaboration de la législation, en veillant à ce que la vision de la Commission de vérité et réconciliation du Canada soit respectée. En juin 2022, un projet de loi visant à créer le Conseil National pour la Réconciliation—le projet de loi C‑29 : Loi prévoyant la création d’un Conseil National pour la Réconciliation—a été présenté au Parlement.
Le Conseil National de Réconciliation a reçu la sanction royale le 30 avril 2024 et est entrée en vigueur le 2 juillet 2024. Ce faisant, elle a répondu à l’Appel à l’action 53 en créant le cadre législatif pour le Conseil.
En mars 2025, le Conseil National de Réconciliation a été constitué en vertu de la Loi canadienne sur les organisations à but non lucratif, passant de la législation à l’opération quotidienne. Un conseil inaugural dirigé par des Autochtones a été sélectionné conjointement par le ministre des Relations Couronne-Autochtones et le comité de transition, comme l’exige la loi sur un Conseil National de Réconciliation pour le premier conseil, marquant une étape importante dans l’établissement de la gouvernance et des bases organisationnelles nécessaires pour que le Conseil commence son travail.
Au Conseil National pour la Réconciliation, nous écoutons attentivement et rapportons honnêtement comment les engagements en matière de réconciliation sont respectés partout au Canada.
Nous surveillons et évaluons les progrès vers la réconciliation, y compris comment les gouvernements et les institutions répondent aux appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Nous partageons nos conclusions de manière ouverte et publique, afin que les progrès, ainsi que les domaines nécessitant des efforts, soient visibles pour tous.
Notre travail repose sur les droits des Premières Nations, des Inuits et des Métis, y compris le droit à l'autodétermination, tel que défini dans la législation ayant soutenu la création de ce Conseil.
Nous soutenons également le dialogue, l'éducation publique et les partenariats entre les secteurs pour aider à transformer les engagements en matière de réconciliation en actions.